Thaiboy Digital

UNDERWORLD Tour

Dates Des Évènements

vendredi, 3 juil.

La Machine du Moulin Rouge - Paris

Informations supplémentaires:

  • Première partie: Eurohead

Capter une ambiance, suivre son instinct, s’exprimer au-delà des mots… Avec Paradise, son nouvel album à paraitre le 8 mai prochain, il livre une série d’hymnes taillés pour les clubs du monde entier : en plein cœur de l’été, La Machine du Moulin Rouge se souviendra du concert de Thaiboy Digital vendredi 3 juillet lors de son UNDERWORLD Tour avec Eurohead en première partie.

Thaiboy Digital a toujours visé plus haut. Depuis ses premiers mots posés dans une atmosphère presque mystique sur sa mixtape Tiger dévoilé en 2014, le rappeur et créateur de mode originaire de Khon Kaen en Thaïland a construit une carrière de rêve, portée par une confiance inébranlable et une positivité contagieuse face aux aléas de la vie. Mais avec Back 2 Life sorti en 2022, un cap est franchi : là où ses camarades de Drain Gang semblaient attendre en vain une éclaircie, Thaiboy, lui, l’a trouvée en Thaïlande : en épousant celle qu’il aime, en élevant ses deux filles — qu’il initie au piano avec « Deutsche Bank » — et en prenant les rênes de son propre label, Bank of Star Sound System (B.O.S.S.S.). Ses morceaux ont souvent eu des allures de célébration, comme autant de victoires face aux détracteurs laissés derrière. Mais Back 2 Life révèle un Thaiboy rayonnant, apaisé, qui transmet une énergie presque spirituelle : « Thaiboy Digital, amour vrai et inconditionnel / Cette vie est un miracle. »

Sorti l’an dernier, DYR, premier album sous B.O.S.S.S. et sous son alias trance DJ Billybool, résume bien sa démarche tout en ouvrant de nouvelles perspectives. Le titre — qui signifie « cher » en suédois et renvoie aussi à « Dream Your Reality » — évoque à la fois l’image d’un flambeur cosmopolite et celle d’un rêveur accompli, désireux de partager la lumière qui l’a guidé. Entre projection vers l’avenir et regard nostalgique, DYR marque aussi un tournant linguistique : entièrement en suédois, ce disque du rappeur quadrilingue prend la forme d’une épopée intergalactique, portée par des synthés fulgurants signés Woesum et des textures sonores issues du mystérieux collectif swedm®.

La collaboration avec swedm® repose sur une même recherche d’intensité émotionnelle. Véritable supergroupe issu de la scène électronique underground suédoise, le collectif rassemble des producteurs dont les travaux ont déjà largement contribué à faire vivre la culture rave à l’échelle mondiale. Parmi eux, Varg²™ et Eurohead ont notamment participé à l’album nommé aux Grammy Awards FCK U SKRILLEX*, épaulés par jamesjamesjames — preuve de l’influence de swedm® dans l’évolution actuelle de l’EDM, avec un son ample, mêlant euphorie trance et production ambitieuse.

Ensemble, Thaiboy et swedm® cultivent un équilibre entre mélancolie et exaltation, comme deux pôles reliés par une même étendue. Leur musique cherche la lumière dans l’ombre — une ligne directrice que le collectif défend depuis 2024, à contre-courant d’une techno formatée, avec le soutien d’alliés internationaux comme Skrillex ou Malibu. Des titres comme « STOCKHOLMSVECKAN » illustrent cette vision : entre rêverie baléarique et textures industrielles plus rugueuses, ils prolongent l’héritage de l’EDM suédoise, drop après drop, là où l’énergie du rap rencontre l’ampleur des grandes scènes.

Avec Paradise, son nouvel album à paraitre le 8 mai prochain, Thaiboy pousse encore plus loin cette dynamique. De retour avec swedm®, il repasse à l’anglais et livre une série d’hymnes taillés pour les clubs du monde entier. Sur « Silk Road », des lignes désinvoltes comme « Fly it to Japan / Make money overseas and spend it in Thailand » glissent sur des synthés syncopés. « Euro Dollar Yen » déploie des basses lourdes et sombres, évoquant des clubs enfumés en sous-sol, tandis que « Zatoichi » s’élève grâce à des arpèges lumineux, presque cosmiques. « Destiny » apporte une légèreté teintée de house à la française, alors que « Born Ready » assume une dimension trance spectaculaire, avec une montée de synthés massive qui déferle sur une rythmique percutante. En clôture, « Irish Tears » évoque l’aube après la fête, la voix reconnaissable de Bladee flottant dans un paysage sonore doux et aérien.

Ce qui rend Thaiboy si singulier, c’est sa capacité à mêler une certaine sensibilité nordique à une énergie festive profondément ancrée en lui. Originaire de la région d’Isan, dans le nord-est de la Thaïlande, Thanapat Thaothawong a découvert très tôt le goût de la fête lors des concerts de mor lam, un genre traditionnel lao rythmé par des percussions et des lignes de basse entêtantes. Enfant, il montait à l’arrière des pick-up avec les autres pour rejoindre ces rassemblements — une expérience qui a forgé son sens du rythme et du mouvement. « Ça a façonné ma façon de ressentir la musique, de faire la fête, de danser », explique-t-il. « J’ai toujours envie de me donner à fond. »

Thaiboy, c’est avant tout une question de ressenti : capter une ambiance, suivre son instinct, s’exprimer au-delà des mots. Bien qu’il parle plusieurs langues, il privilégie une approche directe, instinctive, où l’émotion prime sur la complexité des textes. Cette spontanéité se retrouve aussi dans une autre de ses passions : la cuisine. « Je vois la musique dans la cuisine, et la cuisine dans la musique », confie-t-il. Lorsqu’il prépare son fuqi feipian, un plat du Sichuan qu’il a appris dans des restaurants chinois, il ne mesure rien : tout se fait à l’œil, au feeling. « C’est pareil pour la musique. Avant, je réfléchissais trop. Maintenant, je compose comme je cuisine. »

Une nouvelle ère s’ouvre pour Thaiboy Digital : le rêve s’est concrétisé. Et face à cet horizon élargi, Bank of Star se projette déjà vers l’avenir, prêt à investir dans de nouvelles visions.

Inscrivez-vous pour les dernières nouveautés et préventes AEG

twitter facebook instagram

évènements similaires

Che
Che
juil. 1
Lexa Gates
Lexa Gates
juin 24